



Maman. 1949-2006
Partie dans la souffrance à l'âge de 57 ans. Et 4 jours.
Ma mère m'a toujours encourragée à écrire. Je lui ai promis 100 fois que j'allais m'y mettre un jour.
Je croyais qu'elle disais que j'étais douée juste pour m'encourrager. Mais qu'importe, je le ferai.
J'ai déjà commencé.
Pour son service j'avais décidé de lui écrire quelque chose. Elle n'était pas parfaite mais méritait tout un hommage.
La salle était pleine de gens qui l'aiment tous sincèrement. Ca veut dire beaucoup.
J'ai écris ce qui va suivre avec beaucoup de d'amour, mais ce fut difficile. Je ne pouvais me décider
sur les mots à employer. Ils étaient tous trop faibles alors, j'ai tenté de trouver un agencement
pour exprimer le mieux possible mes sentiments. Que tous ont partagés.
Comme je disais, ma mère n'était pas parfaite mais elle était bonne et aimante et c'est comme ca qu'on l'aimait.
Ce qui va suivre,
C'est ce que j'ai écris de plus fort dans ma vie.
Je ne pouvais pas ne pas y mettre tout mon coeur, elle qui m'avait tant encourragée.
Je devais lui faire ce cadeau pour la remercier.
En passant. Pour ceux d'entre vous dont la mère est toujours en vie...
Téléphonnez-lui.
J'ai beaucoup de regrets. J'ai tellement cru qu'elle n'allait pas mourire que j'ai sacrifié des moments que j'aurais
pu passer avec elle pour faire autres choses.
Quand j'ai compris,
Je lui ai donné tout mon été passé.
Son dernier.
Mais ce ne fut pas asser pour me déculpabiliser.
Nous ne sommes que de passage hein.
Serons-nous toujours là demain ?
Personne ne sait. Il faut en profiter.


Son hommage:
Nous ne sommes pas Dieu.
Lui seul avait le dernier mot.
Tout ça me parait encore irréel.
Je ne sais pas comment être sans elle.
Soyez indulgents.
On ne perd quÂ’une fois sa maman.
Vous savez tous combien et pourquoi nous aimons tellement maman
Vous êtes tous ici pour ça, vous l’aimez aussi.
Je parlerai devant vous trop maladroitement.
En lÂ’honneur de celle qui mÂ’a faite comme je suis.
Je ne peux le nier, j’étais braillarde enfant.
Pour m’endurer, ça prenait bien maman.
Ni nos amis ou prétendants, ni ses voisins ou médecins traitants,
Personne ne pu devant ma mère, rester indifférent.
Chère maman. Mamie, sœur, tante grenouille, Chère amie, chère Céline.
Tu vas nous manquer... On s'ennuis déjà .
L'idée de ne plus te revoir nous est cruelle, atroce, ça nous déchire.
Mais quelle immense délivrance de ne plus te voir souffrir.
On tÂ’a tous dit que tu pouvais partir.
Bien que l'on aurait préféré te parler d’avenir.
On ne supportait plus de te savoir souffrante
Tu as mérité ton ciel, vas et soit confiante.
On ne peut te promettre que nous ne pleurerons plus.
Mais console toi, ce sera dans les bras,
De quelquÂ’un qui tÂ’aura bien connue.
Et qui comprendra la peine que lÂ’on a.
Jamais, et que dieu nous en soit témoin ici et maintenant.
Nous n'oublierons tout ce que tu peux représenter.
Ni comment jusqu'au bout tu as lutté courageusement.
Pour remettre au plus tard le moment de nous quitter.
Tu en as épaté plus d’un, maman.
Tu as ému bien des inconnus.
Tu n’étais pas que forte maman.
Tu faisais preuve d’une volonté rarement vue.
On ne tÂ’as que rarement, justement, vue pleurer.
Aurait tu voulu par là nous épargner ?
Merci, petite maman, de nous laisser en souvenirs.
Tant de bons sentiments et mille raisons de rire.
On t’a bien taquinée sur ta grandeur.
Mais on ne parlait pas de celle de ton cœur.
Les petites mains fines que tu nous tendais.
Contenait toute une mine dÂ’amour pur et vrai.
QuÂ’est-ce que lÂ’on ne donnerait pas maman.
Pour te serrer fort encore un instant.
Mais nous savons que lÂ’on peut voir ton sourire.
Quand on veut, on a quÂ’Ã se souvenir.
Moi, je te verrai chaque jour dans la glace.
Je le dis aujourd’hui pour la première fois.
Je suis fière d’avoir hérité de ta face.
Et j’aspire à devenir encore plus comme toi.
Nous, tes enfants, qui sommes fiers de toi.
Nous garderons, outre notre nez.
De nombreux aspects et souvenirs de toi.
Et prendrons quelques fois un coup à ta santé.
Je tÂ’ai fait mille promesses que je nÂ’ai su respecter.
Pardonnes-les moi toutes, je te promets dÂ’essayer.
DÂ’oublier les remords et dÂ’enfin user.
Du mieux que je peux du potentiel que jÂ’ai.
Je repense beaucoup à toutes les petites manières, tu vois…
Que je te reprochais, qui me tapaient sur les nerfs.
Mais qu’est-ce que je voudrais que tu sois encore là .
Pour venir un peu me taper sur les nerfs !
Seulement, pas au prix que tu devais payer.
Pour rester ici, te voilà libérée.
On tÂ’a tous dit que tu pouvais partir.
Bien que l'on aurait préféré te parler d’avenir.
On ne supportait plus de te savoir souffrante.
Tu as mérité ton ciel, vas et soit confiante.
Tu as bien remplis ton rôle sur la terre.
Mais il est infini le rôle d’une mère.
Je continuerai de tout te raconter.
Et j’apprendrai à t’entendre de là où tu es.
Mon téléphone n’aura plus le même usage.
Je te parlerai à travers les nuages.
Ma confidente, ma meilleure amie.
Mon réconfort dans nos douces folies.
Reviens quand tu veux, nous taquiner un peu.
Nous faire don de tes précieux conseils.
Nous chuchoter ce que tu veux à l’oreille.
Et même si tu veux, nous tirer les orteils.
Aucune réunion entre nous.
Ne se fera sans toi.
Tu savais si bien nous rassembler chez-vous.
En nous cÂ’est chez-toi.
Ne t’en fais pas pour Bastien et Hugo, les derniers nés de tes petits enfants.
Ils nÂ’ont aucune chance de tÂ’oublier, tu le sais bien, voyons maman.
Maxime, Daphné, Amélie et Samuel, se feront une joie.
De leur rappeler régulièrement comment c’était avec toi.
Pleine d’esprit et d’espièglerie.
Astucieuse, et joueuse, mamie merveilleuse.
Amie à l’écoute et toujours disposée.
Soeur adorée, belle sœur bien aimée.
Et je pourrais noircir bien du papier.
Juste en voulant te qualifier.
Ginette Reno lÂ’a bien dit,
L’'essentiel c’est d’être aimé
L'Â’essentiel, tu le vois aujourdÂ’hui.
Tu n'es pas passée à coté.

Fée
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